Le circuit de Tanneron (Le doux parfum du mimosa)

Publié le 4 février 2024 à 18:48

Tanneron, avec ses vingt-deux hameaux nichés au coeur du massif du même nom, est le plus vaste territoire arboré de mimosa tant cultivé que sauvage en France, de véritables forêts jaunes de petites boules duveteuses, et si belles à voir dans leur environnement naturel. De décembre à mars, l’abondante floraison de mimosa vous réservera une surprise parfumée, grisante, d’or et de lumière : un enchantement.

La commune de Tanneron est située à l'extrémité est du département du Var, au nord du massif de l'Esterel, au cœur d'un ensemble collinaire fortement accidenté dit massif du Tanneron. Le village est situé à 400 mètres d'altitude.

Côté Var, l'agglomération la plus proche est Fréjus - Saint-Raphaël (60 000 hab.), à 20 kilomètres à vol d'oiseau (35 par la route), donc plus éloignée que les villes de Mandelieu-la-NapouleCannesle Cannet ou Grasse, situées dans les Alpes-Maritimes.


Mes photos:

Caractéristique de ma randonnée:

Date: 3 février 2024

Commune: Tanneron (83)

Parcours: 18,100 km

Durée totale: 5 h 10

Dénivelé positif: 646 m

Difficulté: Moyen

Point haut: 479 m

Point bas: 157 m

Retour au point de départ: Oui

Recommandations:

Il y a quelques petits passages sur les cours d'eau et pour les traverser, il faut marcher sur les rochers humides.

Attention à ne pas glisser.


Voici l'histoire de ma randonnée:

 

Le 28 janvier, je devais venir à Tanneron pour y cueillir du mimosa, mais à venir dans ce beau village, autant y faire une rando.

Ce samedi 3 février, c’est Michel qui m’accompagne à nouveau au cœur du massif de Tanneron alors que nous devions, à l’origine, faire une rando à Bormes-les-mimosas.

J’ai préféré profiter que le mimosa était en fleur dans un sublime village sur les hauteurs du Var afin d’y sentir son doux parfum, donc la mer attendra un tout petit peu.

Nous arrivons à 10h au « parking des randonneurs du village de Tanneron » qui est légèrement plus bas que le centre du village. On s’équipe puis nous démarrons cette longue randonnée en direction du centre-ville.


Près du monument aux morts, il y a cette borne de la route du mimosa qui est assez imposante et qui indique les différentes communes liées au mimosa.


Juste derrière cette borne se dresse un animal de mimosa. 

Cheval ? Ane ? 

Je laisse votre imagination choisir ce que cela pourrait bien représenter


En suivant le parcours de la rando via AllTrails, sur la droite du chemin se trouve ce très beau mimosa qui est au bord d’une propriété.

Il est resplendissant.


Mon regard se dirige ensuite de l’autre côté du chemin pour y observer les montagnes qui se trouvent vers le nord. 

J’utilise l’application Peakfinder pour les identifier et éventuellement me donner des idées de randos.


En descendant le chemin du Touordam, en direction du stade, de beaux mimosas très bien fleuris vous font sentir leur doux parfum pour vous faire plonger dans un moment de bien-être. Rien de tel pour se ressourcer !


Juste avant le stade, nous devons prendre le chemin de droite en direction du pont RD38.

Nous suivons la balise « TNRV » alors que je ne suis pas « NRV » (jeu de mots).


Un peu plus bas, on se demandait avec Michel si nous allions aller au sommet de cette colline.

Je vérifie cela sur la carte de AllTrails et le tracé passe derrière sans nous mener au sommet.


J’avais l’impression que le mimosa peine à fleurir sur les parties ombragées, mais celui-ci était plutôt bien. Il nous a apporté son parfum aux narines tout comme les autres plantes environnantes. Quel bonheur que nous procure dame Nature !


Le bruit d’un petit cours d’eau apaise davantage. Nous allons le suivre et l’enjamber à plusieurs reprises jusqu’au pont de la RD38.

J’apprends au moment où j’écris cet article, qu’il se jette dans celui du Biançon, non loin de là.


Mais avant d’arriver au pont, voici un léger petit obstacle à franchir.

Attention à ne pas finir à l’eau.


Un peu plus loin, on repasse encore sur le cours d’eau avec prudence, alors que nous enchaînons avec une montée juste après.

Nous pensions que c’était LA grosse montée que nous avions vu sur le profil altimétrique, mais non. C’est juste après que nous arrivions au pont de la RD38.

Sur la route, nous tournons à gauche pour longer la départementale sur quelques dizaines de mètres avant d’attaquer la vrai montée.


La voilà !

C’est le moment pour Michel de sortir ces bâtons tout neufs afin de prendre ce sentier comme si c’était une descente.

3,2 km à parcourir avant d’avoir une belle vue. 

Let’s gooooooo.


Une analyse de la flore locale s’impose en cours de montée pour cette Polystic à frondes soyeuses ou également connue comme fougère des fleuristes.

C'est une plante herbacée vivace à feuillage persistant haute de 60 centimètres à plus d'un mètre.

 

Plus d’informations en cliquant sur l’image.


Le sentier continu toujours dans cette petite forêt paisible.


Cet arbuste, sur la droite du sentier, nous fait penser au laurier alors que mon application « Picture this plant » me dit que c’est un arbousier connu aussi comme « arbre aux fraises ».

L'Arbousier ou Arbousier commun (Arbutus unedo), parfois appelé Arbre à fraises, est une espèce de plante à fleurs de la famille des Ericaceae. Ce sont des arbustes ou de petits arbres qui poussent sur l'ensemble du pourtour méditerranéen occidental mais aussi dans le nord du pourtour oriental. Son fruit est appelé arbouse (et n'a pas de rapport avec la fraise).

 

Plus d’informations en cliquant sur l’image.


AAAHHHH !!!

Voici l’obstacle du jour.

Michel a failli rebrousser chemin face à ce tronc d’arbre d’une envergure inimaginable.

C’est après une heure de réflexion pour savoir comment passer cette dure épreuve que Michel prend son courage à deux mains, la peur au ventre, tremblant comme jamais. Il s’élance à toute vitesse puis saute par-dessus afin de pouvoir continuer l’aventure.

En plein saut, son pied percute le tronc et il finit par un roulé-boulé phénoménal.

Encore un peu d’entraînement et tu seras prêt pour les J.O de Paris.

Bravo Michel pour cet exploit !

Bien évidemment, tout cela ne s’est pas produit sur place, mais nous avons imaginé des scènes où il serait en galère pour passer.

Un bon moment de rigolade !


À deux pas du tronc d’arbre, il dégaine ces jumelles pour connaître le type de culture qui est en face. C’est probablement un champ d’Eucalyptus.


Nous grimpons encore et encore, puis mes yeux se posent sur cette ligne de roche blanche (certainement du quartz) 

coincée dans la roche marron.

À quoi est-ce dû ? 

Bonne question.


Le hameau « Les Farinas » est tout proche alors que ce vieux puit ou garde-manger d’une certaine époque est en bordure de chemin. Celui-ci est vide.

À votre avis, c’est quoi ? 

Puit ou garde-manger ?


À même pas cent mètres du puit, des petits Eucalyptus sont plantés à gauche du sentier, alors qu’à droite, ce sont de sublimes mimosas.

On profite un court instant de la vue sur les montagnes.


Sept minutes plus tard,

nous voilà au hameau « Les farinas ».

Cette fleur qui est toute seule, est une Grande Pervanche.

 

Plus de détails en cliquant sur l’image.


Dans le hameau, il y a ce cabanon (ou maison en pierre) qui me rappelle les habitations de la commune de Gordes. 

Toutes les maisons de Gordes sont en pierres.


Une maison un peu plus loin possède ce gigantesque mimosa où tout le monde s’arrête pour le contempler, le sentir, le photographier. 

Il est magnifique, n’est-ce pas ?


C’est l’heure d’attaquer une bonne descente bien raide, comme je les aime. Pas de pierrier, donc pas possible de tomber.


Après avoir retrouvé la route, on décide de quitter le tracé pour aller casser la croûte vers le mémorial des sapeurs-pompiers.

En cours de descente, Michel et moi, nous nous arrêtons net, car nous avons vu le golfe de la Napoule (baie de Cannes).


C’est guère plus bas, à vingt mètres du mémorial, que nous ferons la pause repas à gauche de cette cabane et sous le chêne-liège, mais avant ça, on va vite jeter un œil à la ruine et au mémorial.


Voici la ruine et le mémorial en hommage aux cinq pompiers morts pendant l’incendie de 1986.

Michel m’a fait découvrir le site de l’INA où l’on peut retrouver des reportages sur cet incendie.

Cliquez ICI pour basculer sur le site de l’INA.

Suite à cette visite du mémorial, une pause s’impose.


De retour à la route, nous descendons jusqu’à un virage où l’on a une belle vue sur la baie de Cannes, mais aussi sur ces eucalyptus qui sont au bord de la route.


Dix minutes plus tard, nous quittons la route pour reprendre un sentier large, bien entretenue et avec une vue sur les sommets à l’Est dont le mont Lachens (sommet le plus haut du Var).


Lors de la descente, un groupe de marcheurs (un peu trop bruyant à mon goût), nous suit jusqu’à ce panneau. Avec eux juste derrière, c’est difficile d’écouter les oiseaux chanter.

Nous prenons donc à gauche sur un beau chemin bien propre jusqu’au prochain panneau et donc l’ultime et dernière montée de la journée.


Nous y voici. Plus que 2,6 km de montée à faire avant le réconfort.

C’est parti…


Ça vire, ça tourne, ça monte, puis nous arrivons à un parking à côté des terrains de tennis et du stade. Nous ne sommes pas garés là alors on continue l’ascension.

Devant l’entrée du stade, je lève les yeux pour observer les champs de mimosas et d’eucalyptus où nous étions passés ce matin. Cela veut dire que nous sommes presque arrivés.


Il y a du monde sur ce chemin comparé à ce matin, ils viennent se dégourdir les jambes cinq minutes alors que nous,

nous sommes à cinq heures de marche. 

Je profite un dernier instant pour photographier les mimosas avant de retourner dans le village.


Nous avons droit à un défilé de véhicule ancien lors de notre arrivée au cœur de Tanneron, mais je ne vous ai pris en photo que la dépanneuse ou la voiture balai.


Bon, comme je disais tant tôt, après l’effort, le réconfort. 

Michel propose de boire un coup au « café restaurant des voyageurs » de Tanneron. 

Il y a du monde partout, mais une table est vide. 

On saute dessus, on pose les affaires et gooo les demi-pêche.

Accueil et service au top du top.

Après s’être hydratés, je passe vite à un stand pour acheter des bouquets de mimosas et nous retournons à la voiture pour boucler la boucle.

 

Cliquez sur l'image pour accéder au site du bar restaurant.

Encore un grand merci à Michel pour m’avoir suivi sur ce circuit qui est certes un peu long, mais qui fait beaucoup de bien grâce aux mille et une senteur de dame Nature.

 

FIN


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