Le Colorado Provençal (23 Juillet 2022)

Publié le 24 juillet 2022 à 17:27

Le Colorado provençal est un ancien site industriel, exploité de la fin du XVIIe siècle jusqu'en 1992, quand le dernier ocrier prit sa retraite. Le site est situé dans la commune de Rustrel dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les paysages insolites qu'il présente sont constitués de sable ocreux d'origine latéritique.

Le Colorado provençal s'étend sur plus de 30 hectares, dans le massif du Luberon, à environ 10 km d’Apt. Des sentiers balisés parcourent d'anciennes carrières d'exploitation de l'ocre comprenant plus de 20 teintes d'ocre. Le site comprend le « cirque de Barriès », le « cirque de Bouvène », des bassins de décantation, des cheminées de fée (zone dangereuse interdite par arrêté municipal), le « Sahara », le lit de la Dôa (petite rivière locale). Le chemin de grande randonnée GR 6 traverse le site. Les couleurs des ocres du Colorado provençal contrastent avec les tons de vert de la végétation et le blanc des massifs calcaires environnants.

 

Histoire

Il y a plusieurs millions d’années, la mer se retire en laissant derrière elle des bancs de sables enrichis d'une argile ayant pour particularité de contenir du fer, la glauconie. Le Roussillonnais Jean-Étienne Astier eut l'idée, à la fin du XVIIe siècle, de faire passer le sable dans des bassins de décantation pour en extraire l'ocre. Il le fit ensuite cuire pour en garder les propriétés colorantes. Six départements possédaient alors des gisements : le Vaucluse mais aussi le Cher, la Drôme, le Gard, la Dordogne et l'Yonne. L'arrivée du chemin de fer à Apt en 1877 permit l'exploitation intensive dans le Vaucluse. Créée en 1901, la Société des Ocres de France permit le développement du marché vers l'exportation. Les maxima de production furent atteints en 1929. L'arrivée des colorants synthétiques vint progressivement concurrencer les ocres naturelles.

Après un long déclin, l'exploitation des sites d'extraction s'arrête peu à peu. Seul le site de production de Gargas reste en activité. Devant la variété de couleurs et de paysages, une association se forme afin de sauvegarder le site et démarre alors une exploitation touristique. Cette association crée en 2009 l'Association du Colorado de Rustrel, avec pour partenaire la Mairie de Rustrel. Ensemble, elles gèrent le patrimoine exceptionnel du site.

 

Accès et infrastructure

En bordure de la route départementale 22 sont aménagés un parking au départ des sentiers (stationnement payant qui donne accès au site), un espace avec tables de pique-nique et un lieu d'accueil. A proximité il y a plusieurs lieux de détente et de restauration : La Rinsoulette (qui signifie en provençal l'endroit où l'on s'arrête pour boire), le Pégo et le restaurant des Mille couleurs. Les sentiers sont balisés. Un dépliant indiquant les circuits et consignes de visite est donné avec le paiement du stationnement sur le parking dit des Mille couleurs. Des barrières canalisent les passages et évitent ainsi une érosion trop rapide du site fragile due au passage des visiteurs . Des agents de protection du Colorado (Association du Colorado de Rustrel) sont présents pour vous renseigner, assurer la sécurité et l'entretien du site.

 

Géologie, géochimie et origine

Au cours du Crétacé, il y a 110 millions d'années, à la période de l'Aptien, du nom de la ville d'Apt, un grès constitué par des grains de sable s'accumule sur 30 mètres d’épaisseur. Ces sédiments sableux se sont d'abord déposés en milieu marin proche des côtes, dans un environnement prodeltaïque, puis à la même époque le bombement dû au rapprochement de l'Ibérie, a fait émerger ces formations sédimentaires. Ces sables vont être à l'origine de l'ocre, grâce à une argile d'origine exclusivement marine et riche en fer : la glauconie. Dans le Colorado de Rustrel, depuis leur dépôt et leur exposition aux conditions atmosphériques, les strates d'ocre ont subi, par processus d'altération de type latéritique, une forte oxydation ayant conduit à la formation d'oxy-hydroxydes et d'oxydes de fer, respectivement appelés goethite (FeO(OH)) et hématite (Fe2O3), dont les proportions relatives font varier les nuances de couleurs que ces pigments confèrent aux sables ocreux. Il s'y mêle des sables blancs où domine la kaolinite (Al2Si2O5(OH)4).

La présence de manganèse, d'aluminium et de silicates sont à l'origine d'autres gammes de couleurs et des 24 teintes officiellement recensées, qui vont du gris au vert, en passant par le jaune et le rouge. Ces dépôts marins sont surmontés par des dépôts plus grossiers d'origine continentale, dépourvus initialement de glauconie et donc particulièrement blancs, eux-mêmes surmontés d'une cuirasse ferrugineuse.

Caractéristique de ma randonnée:

Parcours: 11,650 km

Durée: 3 h 49' 10"

Dénivelé positif: ≈ 324 m

 

Recommandations:

Attention aux horaires de fermetures en été pour cause de risque d'incendie.

Si vous vous faites attraper dans le Colorado quand il est fermé, cela vous coûtera 700 € et 3 000 € en cas d'incendie.

Des personnes sont là pour vous empêcher de rentrer dans le Colorado mais ils ne sont pas poster au niveau du camping donc prudence.

 

 

Voici l'histoire de ma randonnée:

 

Voilà un week-end où j'avais prévu de me reposer, mais finalement après avoir vu l'émission "La carte aux trésors" dans le Vaucluse, j'ai décidé de partir à la découverte du Colorado Provençal à Rustrel.

Sur la route, un peu avant d'arriver au parking, je me suis chopé la pluie et j'ai eu peur de devoir faire la randonnée avec mon poncho que je n'ai toujours pas inauguré.

Une fois au point de départ, quelques voitures sont là, mais ce parking est pour le Colorado Provençal.

 

Je m'équipe, je démarre Visorando et Relive.

C'est parti...


Je me dirige vers le camping et je commence déjà à y voir ces colonnes ocre qui me donnent une impression d'être au Colorado des Etats-Unis.


Je suis le sentier qui mène au Colorado Aventures, puis je prends à gauche pour attaquer la principale montée en longeant une probable carrière de calcaire.


Arrivé en haut, juste au-dessus de la carrière, je m'approche du ravin prudemment afin de profiter de la vue.

 


Quelques minutes de marche plus tard, j'arrive à une intersection où un panneau annonce "Croix de Cristol" mais je ne la trouve pas, ce qui fait que j'entame la grande descente avec prudence.

 


En cours de descente, je trouve un endroit avec une petite colonne genre Demoiselle Décoiffée puis un petit ravin blanc calcaire et jaune orangé ocre. J'y prends quelques photos, car je trouve l'endroit sublime et je continue la descente.


Plus bas, je dois prendre un sentier à droite qui me mènera au Colorado Provençal et j'y trouve deux locaux équipés de matériels certainement utilisés auparavant pour extraire l'ocre des carrières.


Quelques minutes s'écoulent et me voilà enfin au Colorado.

Wahou. Cette couleur ocre est magnifique et cette sensation d'avoir quitté la France pour les Etats-Unis est là. Je reste bouche bée et je prends le temps de bien profiter de cet endroit magnifique tout en respectant les consignes pour la préservation du site.


Une paroi tricolore apparaît devant moi avec l'ocre en haut, le blanc du calcaire au milieu et un jaune en bas.


Je quitte le site avant qu'il ne soit trop tard, en passant par un sentier qui est fermé dès 11 heure du matin mais j'apprendrais plus tard qu'il y a un arrêt préfectoral. Après une légère ascension, plein de bébés cairns apparaissent et je trouve ça hyper original et ensuite, je profite de la vue sur ce qu'ils appellent "Le Sahara" et plus loin, il y aura "Les Cheminées des Fées".


Encore plus bas, même si la descente n'est pas violente, j'arrive sur une autre carrière de calcaire où les trois couleurs sont présentes, et même des rails y sont installés.

Un léger petit détour s'impose pour aller voir une galerie que je qualifierais de tunnel naturel où j'y ferais mon propre shooting photo avant de rebrousser chemin pour retrouver un chemin goudronné.


Arrivé à cette route, une jeune fille m'interpelle et m'annonce que le Colorado est fermé au public pour cause de risque d'incendie et elle me demande de prendre la route ce qui me mènera à une autre fille à l'intersection suivante.

Une halte de près de quinze minutes s'impose afin de parler avec elle sur le Colorado et notamment du gouffre de Fontaine-de-Vaucluse où elle me conseille d'aller voir, mais le temps me manquera.

 

Je continue la ballade sur cette route jusqu'à l'arrivée où le stress monte direct, car la barrière du parking est fermée et ma voiture y est garée et seule.

Je m'aperçois que le cadenas n'est finalement pas fermé et je peux donc ouvrir la barrière et stopper Visorando et Relive.

L'heure de rentrer dans le Var a sonner.

 

  FIN

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