Caramantran, Punta Dell'Alp & Caramantran Sud (Entre ciel, sommets et imprévus)

Publié le 28 août 2026 à 01:10

Le pic de Caramantran (en italien il Pelvo) est un sommet du massif d'Escreins, situé dans les Alpes à la frontière franco-italienne.

Le nom Pelvo, utilisé sur les cartes italiennes et plutôt répandu dans les Alpes cottiennes, dérive d'une racine celtique pour désigner une montagne rocheuse et abrupte.

C'est un sommet facile d'accès en randonnée pédestre, depuis Saint-Véran ou depuis le refuge Agnel (2 580 m) et le col de Chamoussiere (2 884 m).

L'ascension en ski de montagne depuis le hameau de Chianale (Pontechianale, Italie) et par le col de Saint-Veran est considérée d'un niveau F.


Mes photos:

 

Ma randonnée en chiffres:

Date: 26 août 2026

Commune: Molines-en-Queyras (05)

Parcours: 9,360 km

Durée de déplacement: 3 h 40

Durée totale: 5 h 39

Dénivelé positif: 625 m

Point haut: 3 031 m

Point bas: 2 572 m

Vitesse moyenne: 2,5 km/h

Vitesse max: 11,2 km/h

Retour au point de départ: Oui

Niveau de difficulté: Difficile

Informations:

Je ne conseille pas la rando à ce qui sont sujet au vertige.

La montée jusqu'au Caramantran se fait facilement pour ceux qui sont habitués à la haute montagne.

Pas d'ombres.


Découvrez le récit captivant de ma randonnée :

 

Depuis bien longtemps, j’avais un objectif en tête : gravir les trois sommets du secteur de Saint-Véran, dans le Queyras, le Caramantran, le Punta Dell'Alp et le Rocca Bianca.

Alors, en ce 26 août 2026, je me suis dit que c’était le moment. La météo semblait favorable, les conditions paraissaient réunies… il ne restait plus qu’à prendre la route !

Et pour cette aventure, je n’ai évidemment pas voulu partir seul. J’ai embarqué avec moi mon cher pote de randonnée, Thomas. Pour lui, cette sortie avait une saveur particulière : il n’avait encore jamais atteint un sommet à 3000 mètres. Il avait déjà gravi de beaux sommets, certes moins hauts, mais ceux-là allaient être ses premiers pas dans le monde des 3000.

De mon côté, j’avais déjà deux sommets de 3000 mètres au compteur : le Chaberton et le Mont Pelat. Cette journée allait donc me permettre de passer un nouveau cap avec, au programme, mes 3e, 4e et 5e sommets de plus de 3000 mètres. Rien que ça !

Pour être honnêtes, les 3000 que nous visions étaient à peine au-dessus de cette altitude mythique. Cela restait donc relativement accessible… du moins sur le papier ! 😅

Nous avons pris la route très tôt, à 5 heures du matin, direction le Queyras. Près de 3 h 40 de route nous attendaient avant d’atteindre le parking du refuge Agnel, point de départ de notre randonnée.

L’idée était simple : arriver tôt, faire notre randonnée, redescendre, reprendre la voiture et rentrer directement dans le Var. Une sacrée journée en perspective !

Et finalement, c’est exactement ce que nous avons fait. Mais je dois bien l’avouer : le soir, une fois rentré, la fatigue s’est sérieusement invitée. Entre les kilomètres parcourus en voiture, la randonnée et l’enchaînement de la journée, j’étais complètement épuisé. La randonnée n’était pourtant pas particulièrement longue… mais avec près de 7 heures de route cumulées, l’addition commençait à piquer ! 🥵

Mais peu importe la fatigue.

Ce 26 août 2026, nous avions pris la route pour aller chercher ces fameux 3000 du Queyras.

Et surtout, pour Thomas, une nouvelle page venait de s’écrire : son tout premier 3000 mètres.

Quant à moi, j’allais tenter d’en ajouter trois nouveaux à mon compteur.

Une journée placée sous le signe des sommets, de l’amitié… et de quelques surprises que nous n’avions pas forcément prévues.


9h16:

Nous voici au refuge Agnel, à deux pas du célèbre col Agnel, au cœur du Queyras. C’est ici que va commencer notre aventure vers les fameux 3000 mètres !

Un peu plus haut se trouve un grand parking qui permet de se garer facilement pour démarrer la randonnée. Mais pour ma part, j’ai choisi de partir depuis le point qui m’était indiqué sur Altitude Rando.

À notre arrivée, le thermomètre affiche seulement 12 °C. Et franchement, quelle agréable surprise ! Avec la chaleur que nous avons connue ces derniers jours, cette température est absolument parfaite pour marcher.

Quelques randonneurs passent tranquillement par-ci, par-là. L’ambiance est calme, le paysage donne déjà envie de prendre de la hauteur… Bref, toutes les conditions semblent réunies.

Il est maintenant temps pour nous de chausser les chaussures, prendre les sacs et surtout de nous engager sur le chemin des 3000.

Aujourd’hui, de nouveaux sommets nous attendent… et de nouveaux exploits sont peut-être sur le point de s’écrire.


9h17:

En regardant en direction du nord, un sommet attire immédiatement mon attention. Il paraît facile à faire.

Curieux de savoir ce qui se cache là-haut, je dégaine donc mon fidèle allié, l’application PeakFinder, pour tenter de l’identifier.

Verdict : il s’agit du pic de Foréant, qui culmine à 3 081 mètres d’altitude.

Et forcément, une question me vient rapidement à l’esprit : et si je l’ajoutais à ma liste des sommets à conquérir ?

Après tout, maintenant que je commence à collectionner les 3000, un de plus ou un de moins… 😅

Le pic de Foréant vient donc peut-être de rejoindre ma future liste de défis !


9h20:

Juste à côté du refuge Agnel, nous tombons sur ce fameux panneau qui nous confirme que nous sommes bien à 2 580 mètres d’altitude.

Je prends quelques instants pour analyser la carte et regarder ce qui nous attend sur le parcours. Et visiblement, il va falloir prendre un peu de hauteur, passer juste au-dessus du refuge, puis traverser quelques petits cours d’eau et emprunter plusieurs petits ponts en bois pour poursuivre notre aventure.

Le décor est déjà magnifique et le chemin semble nous réserver quelques passages bien sympathiques.

Allez, plus question de traîner : les 3000 nous attendent !


9h29:

Un tout petit peu plus haut, nous arrivons déjà à une nouvelle intersection.

Nous nous trouvons désormais au Riou de Clot l’Agnel, à 2 605 mètres d’altitude. L’air se fait plus frais, mais l’envie de continuer vers les sommets est bien présente !

Après un rapide coup d’œil au balisage, nous prenons donc la direction du col de Chamoussière, qui se trouve à seulement 2,3 kilomètres d’ici.

Encore quelques kilomètres à parcourir avant de poursuivre notre ascension vers les fameux 3000…

Allez Thomas, on continue ! Le col de Chamoussière nous attend !


9h30:

Un peu plus loin, nous tombons sur un panneau d’information consacré aux glaciers.

Une belle occasion d’en apprendre un peu plus sur ces géants de glace qui ont façonné les paysages que nous traversons aujourd’hui.

Je vous invite d’ailleurs à cliquer directement sur la photo afin de l’agrandir et de pouvoir lire tranquillement toutes les informations présentes sur le panneau.

Alors, si le sujet vous intéresse, prenez quelques instants pour vous y attarder… les glaciers ont encore quelques histoires à nous raconter !


9h36:

Thomas est désormais pleinement lancé dans l’ascension… et devant lui se dessine l’objectif du jour : le Caramantran.

Pour lui, ce sommet représente bien plus qu’une simple étape. C’est son tout premier 3000 mètres. Une nouvelle barre symbolique à franchir, un petit défi personnel qui pourrait bien laisser un souvenir mémorable.

Mais une question commence forcément à trotter dans ma tête…

Thomas réussira-t-il à atteindre le sommet du Caramantran aujourd’hui ? 🤔

De mon côté, je vais rester particulièrement attentif tout au long de l’ascension. Car ici, nous ne sommes plus sur nos petits sommets habituels à 1 500 ou 2 000 mètres. Nous sommes bel et bien en haute montagne, avec une altitude qui commence à se faire sentir.

Je sais, pour ma part, que je suis déjà passé par cette altitude et que mon corps supporte plutôt bien les 3000. Mais Thomas, lui, va découvrir cet environnement pour la première fois. À partir de 3 000 mètres, certaines personnes peuvent commencer à ressentir les effets de l’altitude, avec notamment des symptômes liés au mal aigu des montagnes.

Alors aujourd’hui, aucune précipitation. Je vais surveiller comment il se sent, rester à son rythme et, s’il faut prendre notre temps pour monter, nous prendrons notre temps.

L’objectif est clair : que Thomas atteigne son premier 3000, mais surtout qu’il le fasse dans de bonnes conditions.

Et puis, soyons honnêtes… après avoir fait toute cette route depuis le Var, je n’ai franchement pas envie que nous repartions bredouilles ! 😂

Pas question de rentrer à la maison en disant : « Bon… finalement, on n’a pas fait de 3000. »

Alors, à cet instant précis, je croise les doigts. 🤞

Pourvu que tout se passe bien pour Thomas… car le Caramantran est là, quelque part devant nous, et son sommet n’a jamais semblé aussi proche…


9h44:

Quelques pas plus loin, je tourne la tête sur ma droite… et là, quel spectacle ! 😍

Tout un vallon s’ouvre devant nous et descend tranquillement en direction de Molines-en-Queyras. Un relief magnifique, des alpages à perte de vue et cette impression d’être complètement coupé du monde.

J’adore prendre le temps de regarder ces paysages. Ici, chaque détail mérite qu’on s’arrête quelques secondes : les montagnes, les pentes verdoyantes, les alpages…

Et tout en bas, on aperçoit même quelques vaches en train de brouter paisiblement l’herbe. Et quelque part, on se dit qu’elles participent elles aussi à la fabrication d’un petit trésor local : le bon bleu du Queyras et les délicieux fromages de montagne !

Franchement, difficile de ne pas rester admiratif devant un tel décor.

Je sais d’ailleurs que Thomas apprécie lui aussi pleinement le spectacle. Et dans ces moments-là, la randonnée prend une autre dimension : on ne marche plus seulement pour atteindre un sommet, on marche aussi pour profiter de tout ce que la montagne nous offre sur le chemin.


9h44:

Nous poursuivons notre ascension en direction du col de Chamoussière.

Devant nous, le relief nous indique clairement le chemin à suivre. Le col se trouve entre le sommet complètement à droite et celui situé au milieu.

C’est donc jusque-là-haut que nous allons devoir grimper avant de poursuivre notre aventure. Une belle ascension nous attend encore !

Et justement, le sommet que l’on aperçoit au milieu n’est autre que le Caramantran, notre objectif du jour et surtout le premier 3000 mètres de Thomas.

Autant dire que maintenant que nous avons le sommet sous les yeux, l’objectif devient encore plus concret…

Il va falloir monter !


9h58:

En pleine montée, mon regard est attiré par une petite plante qui pousse tranquillement au bord du sentier. 

Forcément, en pleine montagne, mon cerveau fait rapidement le rapprochement : « Tiens… du génépi ?! » 😏

Ni une ni deux, j’imagine déjà le petit stock de génépi que je pourrais ramener à la maison… Mais il faut parfois savoir redescendre sur terre, même quand on est en train de monter ! 😂

Après vérification, pas de génépi à l’horizon. Il s’agit en réalité de la saxifrage faux orpin.

Cette petite plante vivace appartient à la famille des Saxifragacées. Elle apprécie particulièrement les milieux alpins, notamment les secteurs rocheux et humides, et peut former de petites plaques végétales. Selon l’espèce concernée, elle reste généralement de très petite taille et fleurit durant la belle saison.

Bref, jolie découverte botanique… mais niveau génépi, c’est zéro pointé ! 😂

Je vais donc continuer mon chemin sans remplir le sac de plantes aromatiques. Dommage, j’avais déjà prévu l’apéro !


10h32:

34 minutes après notre petite rencontre botanique, je décide de me retourner quelques instants pour jeter un œil au chemin que nous venons de parcourir.

Au milieu de la photo, on peut apercevoir le sentier qui serpente à travers le paysage, comme un petit fil posé au milieu de l’immensité de la montagne. Quand je repense au chemin parcouru, je me dis qu’on a déjà pris pas mal de hauteur !

Mais mon regard est rapidement attiré par quelque chose de beaucoup plus imposant…

Derrière nous, côté italien, se dresse un immense sommet.

Ni une ni deux, je ressors mon fidèle compagnon de montagne : PeakFinder. Un petit coup d’application pour tenter de mettre un nom sur ce géant qui domine l’horizon.

Et là… surprise !

Je découvre que nous avons devant nous le grand, le célèbre, le mythique Mont Viso ! 

Quel plaisir de pouvoir enfin l’observer à l’œil nu, depuis les montagnes du Queyras. Il est franchement impressionnant et semble dominer tout le paysage de sa silhouette massive.

Je l’avais déjà vu en photo, bien évidemment, mais le découvrir ainsi, en pleine randonnée, avec rien entre lui et nous… ça n’a vraiment pas la même saveur.

Une belle rencontre avec l’un des grands seigneurs des Alpes.


10h38:

En contrebas, nous apercevons la route qui relie le col Agnel à Molines-en-Queyras.

Elle serpente au beau milieu de ce magnifique paysage, au pied de ces sommets.

Et en la regardant depuis notre hauteur, une petite pensée nous revient : c’est justement par cette route que nous sommes passés tout à l’heure !

Vu d’ici, le décor est complètement différent… et franchement magnifique.


10h51:

Nous arrivons enfin au col de Chamoussière, à 2 884 mètres d’altitude.

Et malgré l’altitude, la température est plutôt agréable puisqu’il fait actuellement 14 °C. 🌡️

Un âne broute tranquillement juste à côté de nous, tandis que quelques randonneurs profitent du col pour se reposer… ou plutôt attendent leurs compagnons partis gravir le Caramantran.

Je découvrirai d’ailleurs un peu plus tard que certains ont laissé leur sac ici afin de monter plus rapidement au sommet, puisqu’ils sont engagés sur le GR du Tour du Queyras.

De notre côté, pendant cette petite pause, j’en profite pour ressortir une nouvelle fois mon fidèle compagnon : PeakFinder.

Après tout, maintenant que nous sommes à près de 2 900 mètres, autant mettre un nom sur les géants qui nous entourent !


11h22:

Nous avons quitté le col de Chamoussière pour prendre enfin la direction du Caramantran.

Petit coup d’œil sur la carte… et bonne nouvelle : il ne reste vraiment plus grand-chose avant d’arriver au sommet ! Autant dire que le moral monte aussi vite que nous !

Mais je continue malgré tout à garder un œil sur Thomas. Cette altitude, il n’en a vraiment pas l’habitude, et je veux m’assurer que tout se passe bien pour lui. Pas question de transformer son premier 3000 en parcours du combattant !

De mon côté, je suis plutôt agréablement surpris : à ce stade de l’ascension, je me sens plus qu’en forme. Les jambes répondent, le souffle est bon… bref, pour l’instant, tout va pour le mieux !

Et régulièrement, je jette un petit regard sur la gauche vers le refuge Agnel et le col Agnel, histoire de profiter encore du paysage. Parce qu’à cette hauteur-là, ce serait quand même dommage de passer son temps à regarder ses chaussures ! 😂

Le Caramantran est désormais tout proche… encore quelques pas et Thomas pourrait bien découvrir son tout premier 3000 mètres !


11h28:

Ça y est ! Un des 3000 est juste devant nous !

Nous avons désormais le Caramantran Sud droit devant nous. Le sommet se rapproche à grands pas, et forcément, la motivation est à son maximum !

Pour Thomas, ce sera son deuxième sommet de la journée, mais surtout l’occasion de franchir pour la deuxième fois cette fameuse barre des 3 000 mètres. Pour moi, ce sera mon troisième 3000 du jour. 💪

Mais avant de fouler son sommet, il nous reste une petite étape : atteindre le col situé entre les deux Caramantran.

Et ce passage va nous réserver une belle récompense : une nouvelle ouverture sur le paysage côté italien.

Alors maintenant, on ne lâche rien ! Les jambes sont toujours là, le moral aussi… le sommet est devant nous, il ne reste plus qu’à aller le chercher !


11h32:

Ça y est, nous voilà entre les deux sommets de 3000 mètres que Thomas va gravir aujourd’hui.

Et nous sommes ici à un endroit assez particulier : exactement à la frontière franco-italienne. 🇫🇷🇮🇹 D’ailleurs, nos téléphones ne tardent pas à nous le confirmer ! Quelques secondes plus tard, nous recevons les fameuses notifications de nos opérateurs téléphoniques nous indiquant que nous avons changé de pays.

Pas de doute, nous sommes bel et bien en Italie ! 😂

En regardant au loin, côté italien, un nouveau décor attire immédiatement notre attention : un petit village niché au cœur des montagnes, accompagné de son magnifique lac.

À cet instant, je dois bien l’avouer, j’ai déjà une petite envie qui me traverse l’esprit : aller découvrir ce village et ce lac de plus près ! 😍

Mais avant de partir à la découverte de l’Italie, il va falloir rester concentrés sur notre objectif du jour. Quelques sommets nous attendent encore… et surtout, une petite surprise totalement inattendue va venir pimenter notre aventure un peu plus tard !

Alors, patience… chaque chose en son temps ! 😉


11h50:

Ça y est… nous y sommes ! 🔥

Après cette belle ascension, nous arrivons enfin au sommet du Caramantran !

Et surtout, Thomas vient de réussir l’objectif principal de la journée : atteindre son tout premier 3000 mètres ! Une sacrée étape pour lui, et forcément, je suis heureux de le voir arriver jusque-là.

De mon côté, cette ascension me permet d’ajouter un nouveau sommet à mon compteur : mon troisième 3000, après le Chaberton et le Mont Pelat.

Évidemment, impossible de repartir immédiatement ! Je profite de ce moment pour prendre quelques belles photos et immortaliser cette étape importante de notre aventure.

Nous nous concertons alors pour la suite. Thomas préfère rester ici et profiter tranquillement du sommet pendant que, de mon côté, je décide de poursuivre l’aventure.

Car un autre 3000 m’attend un peu plus loin : la Punta dell’Alp, qui culmine à 3 031 mètres d’altitude.

On aperçoit d’ailleurs ce sommet sur la dernière photo…

Je vais donc partir seul à l’aventure, laissant Thomas profiter tranquillement du Caramantran.

Mais ce que je ne sais pas encore à cet instant, c’est que cette petite escapade en solitaire va rapidement tourner à la galère monumentale… 😅

Et tout ça à cause du sentier que je vais décider d’emprunter juste en dessous.

La suite risque d’être nettement moins tranquille !


12h03:

Après avoir quitté Thomas et le Caramantran, je décide de suivre le tracé indiqué, plus ou moins, sur Altitude Rando.

Et là… comment dire… j’aurais peut-être dû lire les petites lignes ! 😂

Me voilà engagé dans la descente d’un pierrier particulièrement raide, rempli de cailloux en plaques, avec un terrain glissant, instable et franchement pentu.

À certains moments, je cherche même le sentier… mais le sentier, lui, semble avoir décidé de jouer à cache-cache ! 😂 Je regarde à droite, à gauche, devant… rien de bien évident. Juste des pierres, encore des pierres, et toujours cette pente qui ne donne absolument pas envie de faire une glissade improvisée.

Et là, une pensée plutôt sympathique me traverse l’esprit : si les pierres décident de partir, il y a de fortes chances que je parte avec elles ! 😅

Autant dire que mes bâtons de randonnée sont devenus mes meilleurs amis. Je m’en sers énormément pour garder un maximum de stabilité, prendre mes appuis et descendre prudemment ce passage particulièrement délicat.

Franchement, à ce moment-là, je n’ai qu’une seule envie :

RETROUVER LE SENTIER ! 😂

Parce que je sais qu’un peu plus bas, le tracé devient beaucoup plus propre et nettement plus agréable à parcourir.

Mais encore faut-il réussir à rejoindre ce fameux sentier sans finir transformé en caillou dévalant la montagne !

Une chose est certaine : la petite balade tranquille en solo que j’avais imaginée vient de prendre une tournure légèrement différente…


12h07:

Enfin la délivrance !

Après quelques minutes de galère absolue dans ce pierrier de l’enfer, à chercher mes appuis entre deux cailloux et à me demander si j’allais descendre sur mes deux jambes ou en mode éboulement… 😂

J’aperçois enfin le sentier ! 🙏

Et là, quel bonheur ! Un sentier en très très bon état, bien marqué, propre et surtout… avec un sol qui ne cherche pas à me faire tomber toutes les trois secondes ! 😅

Je peux enfin souffler un peu et surtout reprendre une allure normale.

Il est maintenant temps d’accélérer le pas et de prendre la direction de mon prochain objectif : la Punta dell’Alp, perchée à 3 031 mètres d’altitude. 🔥

Après le pierrier de l’enfer, place maintenant à la montée vers le prochain 3000 !

Pourvu que le sentier continue à être aussi sympathique… parce que je viens déjà de donner suffisamment aujourd’hui ! 😂


12h20:

Treize minutes après avoir retrouvé ce magnifique sentier, je décide de faire une petite pause et de regarder derrière moi.

Et forcément, mon réflexe revient : je dégaine une nouvelle fois mon fidèle compagnon, PeakFinder, histoire de mettre un nom sur les sommets qui se dressent dans mon dos.

Verdict : les deux sommets que l’on aperçoit derrière moi sont bien les deux Caramantran !

Et forcément, une autre question me vient immédiatement à l’esprit…

Mais où est Thomas ?! 😂

Je scrute alors le Caramantran situé à droite, en essayant de repérer mon compagnon de randonnée quelque part sur le sommet.

Avec un peu de chance, il est encore là-haut… et avec encore plus de chance, il ne s’est pas transformé en petit point minuscule impossible à retrouver à l’œil nu ! 🤣

Après tout, je l’ai laissé tout seul là-haut… je dois quand même vérifier qu’il est toujours vivant !


12h30:

Le quatrième 3000 est dans la poche !

Une demi-heure après avoir quitté Thomas, j’arrive enfin au sommet de mon deuxième 3000 de la journée : le fameux Punta dell’Alp, qui culmine à 3 031 mètres d’altitude !

Ici, le vent commence sérieusement à se faire sentir et souffle de plus en plus fort. Mais pas question de repartir immédiatement ! Je profite de ce moment pour prendre quelques photos et vidéos, admirer le paysage et surtout savourer l’instant.

Car aujourd’hui, je viens de franchir une nouvelle étape : c’est mon quatrième sommet de plus de 3000 mètres ! Après le Chaberton, le Mont Pelat et le Caramantran, voilà maintenant la Punta dell’Alp qui vient rejoindre ma petite collection.

Et franchement, je peux le dire : je suis vraiment fier d’avoir atteint cet objectif !

Je ne m’éternise toutefois pas au sommet. Le vent n’étant pas franchement décidé à me laisser tranquille, il est temps de reprendre le chemin du retour pour retrouver Thomas au Caramantran.

Je repars donc avec énormément de fierté, mais aussi avec une drôle d’impression…

Depuis que j’ai quitté le Caramantran, je n’ai croisé absolument personne ! Pas un randonneur, pas une âme qui vive sur le sentier. 😳

À croire que personne n’a osé venir s’aventurer jusqu’à la Punta dell’Alp ! 😂

Ou alors… tout simplement que tout le monde avait lu le même tracé que moi et s’était dit : « Très peu pour moi, ce sommet-là ! » 🤣


12h38:

Après avoir quitté le Punta dell’Alp, j’entame maintenant une belle petite descente en direction du Caramantran.

Et visiblement, le sentier est toujours aussi désert… je ne croiserai toujours personne ! À croire que ce sommet est vraiment réservé aux amateurs de tranquillité ! 😂

Mais cette fois, bonne nouvelle : le retour devrait se faire beaucoup plus rapidement que l’aller. Je connais maintenant le terrain, je sais où je vais et surtout, je n’ai plus le fameux pierrier de l’enfer à traverser !

Il ne me reste donc plus qu’à profiter de la descente et à retrouver Thomas qui m’attend tranquillement au Caramantran. 😁

Allez, direction le sommet… mais cette fois dans le bon sens !


12h52:

Ça y est, le Caramantran Sud se retrouve de nouveau face à moi ! Et cette fois, je peux même apercevoir quelques randonneurs tranquillement installés sur son sommet.

Mais de mon côté, pas question de remonter jusqu’en haut pour le moment. Je prends la direction du col situé entre les deux Caramantran, car c’est précisément à cet endroit que Thomas m’attend.

Je sais également que je vais retrouver quelques autres randonneurs en train de profiter d’une petite pause au col.

Et toujours la même constatation assez incroyable : depuis que j’ai quitté le Caramantran, je n’ai croisé absolument personne sur le sentier ! 😅

Décidément, la Punta dell’Alp semble avoir été privatisée pour la journée !

Encore quelques pas et je vais enfin retrouver Thomas… mission retour presque accomplie ! 😁


13h10:

Après avoir enfin retrouvé Thomas, nous nous concertons rapidement et décidons de monter jusqu’au Caramantran Sud, qui se trouve juste à côté de nous.

L’ascension est finalement très rapide… mais attention, ce n’est pas forcément le passage que je conseillerais aux personnes sujettes au vertige ! 😅

À un moment donné, le terrain devient un peu plus technique et il faut s’aider des mains pour progresser, avec le vide juste en dessous. Alors forcément, si vous avez le vertige, mieux vaut éviter de regarder en bas… parce que là, les jambes risquent de décider de prendre leurs propres vacances ! 😂

Mais en dehors de ce petit passage, nous avançons rapidement et, en deux-deux, nous arrivons au sommet !

Et là, place à la célébration ! 🎉

Pour Thomas, c’est déjà son deuxième sommet de plus de 3 000 mètres de la journée. Une sacrée performance pour quelqu’un qui découvrait cet univers aujourd’hui !

Et pour moi, c’est mon cinquième sommet de plus de 3 000 mètres. 💪

Deux randonneurs, plusieurs 3000 au compteur et surtout… une belle victoire à partager au sommet du Caramantran Sud !


13h26:

Après avoir quitté le Caramantran Sud, je m’attendais à une descente plutôt compliquée. J’avais entendu certains randonneurs dire que le passage était assez raide et qu’il fallait être prudent.

Mais d’autres personnes rencontrées au sommet nous ont rassurés en nous expliquant que, finalement, la descente était largement praticable.

Nous voilà donc partis pour vérifier ça par nous-mêmes ! 😅

Et effectivement, nous entamons tranquillement la descente en direction d’une intersection que l’on peut apercevoir en contrebas sur la photo.

Pour l’instant, tout se passe plutôt bien… Comme quoi, il ne faut pas toujours croire les rumeurs de montagne !


13h27:

Le Rocca Bianca attendra…

Sur cette photo, on aperçoit le Rocca Bianca, qui culmine à 3 059 mètres d’altitude.

C’était justement un sommet que j’avais prévu de gravir aujourd’hui. Mais en regardant les nuages qui commençaient à s’accumuler et en tenant compte des prévisions météo, j’ai finalement préféré ne pas tenter le diable.

Il faut dire aussi que le Rocca Bianca demande un peu plus de temps et présente un itinéraire assez technique, notamment par l’endroit où je comptais passer. Pour faire l’aller-retour, j’aurais probablement eu besoin d’une bonne paire d’heures.

Et pendant tout ce temps, Thomas aurait dû m’attendre quelque part, le temps que j’aille chercher ce nouveau 3000. Après tout ce qu’il venait déjà d’accomplir aujourd’hui, ce n’était peut-être pas l’idéal ! 😅

La météo a donc fini par trancher à ma place. Nous décidons de laisser le Rocca Bianca tranquille pour cette fois et de prendre la direction du col de Chamoussière, avant de redescendre vers le refuge Agnel.

Et avec ce qui va nous attendre un peu plus tard… je crois que je vais finalement être bien content de ne pas avoir tenté ce sommet !

Une petite surprise que nous étions loin d’imaginer va bientôt se présenter sur notre chemin…

Comme quoi, parfois, renoncer à un sommet est peut-être la meilleure décision de la journée. 😉


13h37:

Sur cette photo, nous apercevons la vallée qui mène en direction de Saint-Véran.

Je sais qu’un peu plus bas se trouve également un refuge. Alors, je garde cette information dans un coin de ma tête : si jamais de gros orages venaient à éclater soudainement, nous pourrions rapidement prendre la direction du refuge pour nous mettre à l’abri.

En montagne, surtout avec une météo qui commence à devenir incertaine, mieux vaut toujours avoir une solution de secours !


13h37:

Sur cette photo, nous apercevons cette imposante pointe : la Tête des Toillies, située juste à côté du pic de la Farnéiréta et culminant à 3 177 mètres d’altitude.

Mais cette fois, mon regard ne reste pas longtemps fixé sur le sommet…

En levant les yeux juste au-dessus, je constate que les nuages sont en train de se charger de plus en plus. Et là, l’inquiétude commence réellement à monter. ⛈️

Nous sommes en haute montagne, et avec un ciel qui devient aussi menaçant, il n’est vraiment pas question de traîner dans le secteur.

Il faut maintenant partir dans la direction opposée, et rapidement, histoire de ne pas finir avec un orage directement au-dessus de nos têtes ! 😬

La montagne est magnifique… mais elle peut aussi changer d’humeur en quelques minutes. Et à cet instant, je préfère clairement jouer la prudence plutôt que le héros.


13h54:

Nous approchons maintenant du col de Chamoussière, et quelques vététistes profitent du passage pour nous doubler.

Mais ici, une chose est certaine : le vent est complètement déchaîné !

J’étais obligé de tenir fermement ma casquette pour éviter qu’elle ne parte faire sa propre randonnée ! 😂 Thomas, lui, hallucine complètement devant la puissance des rafales. Il me regarde et me demande même, très sérieusement : « Tu crois qu’il va y avoir une tornade dans le secteur ? » 🤣

C’était assez impressionnant ! Je savais que des rafales pouvant atteindre 50 km/h avaient été annoncées, mais sur place, on se rend vraiment compte de ce que cela représente.

Du coup, pas question de traîner davantage ici. Je dis à Thomas qu’il faut rapidement passer de l’autre côté, en direction du col Agnel, afin de trouver un secteur un peu plus à l’abri.

Et en regardant le ciel de ce côté-là, je constate qu’il semble un peu moins menaçant que celui qui se trouve derrière nous.

Alors, entre le vent qui veut nous arracher les casquettes et les nuages qui commencent à nous inquiéter, une chose devient évidente : il est temps de redescendre !


13h59:

Nous attaquons enfin la descente vers le refuge Agnel, et bonne nouvelle : de ce côté-ci, le vent ne se fait quasiment plus ressentir.

C’est exactement ce que j’espérais ! La descente devrait maintenant se faire très, très rapidement…

Mais il y a tout de même un petit détail qui me préoccupe : les nuages, eux aussi, arrivent à grande vitesse ! ⛈️😳

Alors pas question de traîner : direction le refuge, et vite !


14h01:

Nous retrouvons enfin le côté du refuge Agnel ! 🏔️ Sur la photo, il est tout petit, quasiment perdu au milieu du paysage, mais nous savons exactement où nous allons.

Il reste encore pas mal de chemin à parcourir avant de pouvoir poser les sacs et souffler un peu… mais avec les nuages qui continuent de filer à toute vitesse, mieux vaut ne pas faire de tourisme en chemin !

Alors, pas de pause photo de trois quarts d’heure : on avance, direction le refuge !


14h06:

En pleine descente, un homme et une femme nous dépassent en courant à toute vitesse. 🏃‍♂️🏃‍♀️💨

Et forcément, en voyant ça, je lance aux quelques randonneurs qui montent dans le sens inverse :
« Regardez-moi celui-là, il doit être sacrément pressé d’aller prendre l’apéro ! » 😂🍻

Sauf qu’en réalité… pas du tout !

Avec le recul, je pense qu’ils avaient tout simplement senti la pluie arriver avant nous et qu’ils avaient compris qu’il valait mieux accélérer sérieusement le pas.

Et quelques instants plus tard… je comprends pourquoi !

Je commence à sentir les premières gouttes tomber. Je les vois même rebondir sur les pierres devant nous.

Et là, je me dis : « Ça y est… la pluie est là. Elle arrive ! »

Et forcément, une petite inquiétude commence à monter. J’ai surtout peur qu’on finisse complètement trempés avant d’atteindre la voiture.

À ce moment-là, je repense à une randonnée faite il y a environ cinq ans avec une amie, au pic du Morgon, au-dessus du lac de Serre-Ponçon. Nous avions été surpris au sommet par un violent orage et nous avions passé près de deux heures sous la pluie et la grêle, avec la foudre qui claquait autour de nous. ⛈️🌩️

Un moment franchement pas agréable… et surtout une expérience que je n’avais aucune envie de revivre aujourd’hui !

Alors cette fois, pas question de jouer les touristes sous la pluie. J’accélère franchement la cadence, avec un seul objectif en tête : rejoindre la voiture avant que le ciel ne décide de nous tomber complètement dessus.

Parce qu’entre le vent, les nuages et maintenant la pluie… la montagne commence sérieusement à nous rappeler qu’elle décide du programme !


14h40:

En pleine descente, la pluie se calme finalement un tout petit peu. Une courte accalmie qui me permet de souffler quelques instants et de regarder un peu autour de nous.

Et là, je me dis : « Tiens, je n’ai même pas pris en photo les petits ponts en bois que nous avions traversés ce matin ! »

Ni une ni deux, je sors l’appareil et je profite de cette petite pause météo pour immortaliser ces fameux ponts.

Et forcément… en prenant ma photo, je remarque Thomas en train de faire un drôle de geste avec son bras ! 😂

Décidément, même sous la pluie, Thomas continue de nous offrir de sacrées positions dont lui seul semble avoir le secret ! 🤣

Que fait Thomas avec son bras?


14h41:

En passant sur l’un des petits ponts en bois, je m’arrête quelques instants pour prendre en photo ce joli petit cours d’eau qui serpente tranquillement sous nos pieds.

L’eau est claire, fraîche… et forcément, une pensée me traverse immédiatement l’esprit :

« Mais pourquoi je n’ai pas pris ma gourde filtrante ?! » 😂

J’aurais pu faire le plein directement dans ce petit ruisseau et repartir avec une bonne réserve d’eau fraîche de montagne.

Comme quoi, parfois, ce n’est pas la montagne qui manque d’eau… c’est le randonneur qui manque de matériel ! 😅


14h46:

Nous voilà désormais juste à côté du refuge Agnel. Ma voiture est garée juste derrière le 4x4 rouge que l’on aperçoit sur la première photo.

Mais pour être honnête, ce n’est absolument pas lui que je voulais photographier ! 😂

À seulement quelques pas devant nous, une petite silhouette attire mon attention : une marmotte ! 🐿️

Ni une ni deux, je sors l’appareil et j’arrive à immortaliser cette magnifique rencontre.

Après cette belle journée en haute montagne, il ne pouvait finalement pas y avoir meilleure façon de terminer notre aventure que de croiser l’un des animaux les plus emblématiques et mythiques de nos montagnes.

Et à l’heure où j’écris cet article, j’ai même décidé de lui donner un petit nom : Martine ! 😂

Martine était là, tranquillement installée, comme si elle nous attendait pour nous dire : « Alors, ces 3000, ça s’est bien passé ? ».


14h52:

Nous voilà enfin de retour au refuge Agnel, là où nous avons garé la voiture ce matin.

Et juste à côté, nous trouvons même des toilettes installées dans un cadre plutôt exceptionnel ! 😂 Il faut dire qu’il y a pire comme vue pour faire une petite pause…

Après cette belle journée de randonnée, une pause s’impose donc avant de reprendre la route.

Enfin… quand je dis une petite pause, il faut surtout que je me prépare mentalement à ce qui m’attend : près de quatre heures de route pour rentrer dans le Var ! 😱

Les 3000 sont derrière nous… maintenant, place au dernier sommet du jour : le volant ! 😂


Avant de refermer cet article, je tiens tout d’abord à adresser un immense merci à Thomas d’avoir accepté de venir tenter cette aventure avec moi, de s’être lancé à la conquête de son tout premier sommet de 3000 mètres et surtout… d’avoir relevé le défi avec succès ! 💪

Je suis vraiment heureux d’avoir pu partager cette journée avec lui et de l’avoir accompagné dans cette première expérience en haute montagne.

Et bien évidemment, merci à vous, chers lecteurs et chères lectrices, d’avoir pris le temps de parcourir cet article jusqu’ici. ❤️

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À très bientôt pour une nouvelle randonnée !


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