Le Pic de Bure depuis la station Superdévoluy (10 Septembre 2022)

Publié le 12 septembre 2022 à 22:28

Le pic de Bure est le troisième plus haut sommet du massif du Dévoluy dans les Alpes françaises, sur le département des Hautes-Alpes.

 

Caractéristiques:

Culminant à 2 709 m, sa forme très caractéristique avec un plateau sommital à l'ouest et un pilier vertical haut de 600 m à l'est domine la station de sports d'hiver de SuperDévoluy.

En été, il est accessible à pied, après environ 4 heures de randonnée (en partant du hameau des Sauvas, 1 343 m), par le GR 94B (pour diminuer la longueur de la randonnée, on peut partir de Superdévoluy et même, tous les mercredis, prendre depuis la station le télésiège du Jas qui emmène directement à 1 900 m).

En hiver, on peut l'atteindre en ski de randonnée, ou par le plateau depuis le haut des pistes de ski alpin.

 

Géologie:

Comme l'ensemble du massif, le pic de Bure est de roche calcaire, typique des Préalpes.

 

Histoire:

Le premier itinéraire d'ascension sur la paroi nord est tracé en 1943 par Raymond Leininger et L. Malipier. La première ascension du pilier oriental revient à René Desmaison accompagné d'André Bertrand et d'Yves Pollet-Villard, en trois jours, en septembre 1961. Présentée à l'époque comme « l'escalade la plus difficile des massifs calcaires des Alpes françaises » et cotée TD+ (comme Très Difficile supérieur), elle reste aujourd'hui une entreprise sérieuse et emblématique du massif. La première hivernale de ce pilier oriental est réalisée en 1973 par Pierre Béghin, R. Reymond, Olivier Challéat et Larriat.

En 2000, le 4e régiment de chasseurs de Gap a procédé à l’érection d’une croix monumentale au sommet du pic de Bure. Cette croix est aujourd'hui à terre. Quelques années auparavant l'association des officiers et sous-officiers de réserve des Hautes-Alpes, avec le concours de l'Institut de radioastronomie millimétrique (IRAM), avait installé une table d'orientation sur la plate-forme du sommet.

 

Plateau:

En aval du sommet, un plateau assez vaste, le plateau de Bure, abrite un observatoire astronomique, l'interféromètre de l'IRAM.

Son accès fut, en 1999, le théâtre de deux catastrophes, avec, le 1er juillet, un accident du téléphérique d'accès à l'observatoire qui fait vingt morts (parmi ceux-ci des astronomes et techniciens de l'observatoire), puis d'un accident d'hélicoptère qui fait cinq morts le 15 décembre suivant, lors d'une expertise. Le procès de l'accident du téléphérique se déroula à l'automne 2003, au tribunal de grande instance de Gap.


Mes photos:

Caractéristique de ma randonnée:

Parcours: 19,3 km

Durée: 8 h 56' 39"

Dénivelé positif: 1 294 m

Dénivelé positif:1 291 m

Recommandations:

Quelques pierriers à certains endroits sont un peu délicats à passer et la montée pour arriver au plateau est dure pour des débutants.

La descente l'est aussi mais des cordes de sécurité ont été mises en place et une partie du sentier refait à neuf dans un pierrier.

C'est pour moi une rando pour des personnes confirmées.

 

Où se loger?:

Je vous recommande l'hôtel restaurant "Les Fauvettes" dans la commune de Saint Léger les Mélèzes dans la vallée du Champsaur.

Vous serez à 45 minutes du point de départ de la randonnée mais je vous garanti un accueil, un service et une propreté irréprochable.

Les repas sont exquis.

De plus, en allant à la rando depuis cet hôtel, vous pourrez profiter de la vallée du Champsaur et de bein d'autres points de vue depuis le col du Noyer.


Le plan de la randonnée:


Voici l'histoire de ma randonnée:

 

C'est ici que tout commence, au parking de la station SuperDévoluy dans les Hautes-Alpes.

Il est 8h48 et avec Pauline, qui est mon binôme du jour, nous attaquons ce qui va être une longue et superbe randonnée au plateau de Bure et bien sûr au Pic de Bure.


Il fait beau, un peu froid et après un court passage dans une minie forêt, nous voilà dans une petite prairie où l'on aperçoit au loin ce grand massif.

Il est si loin que je comprends mieux pourquoi il est annoncé près de 18 km sur visorando.


Après quelques pas, je consulte la carte et visiblement nous devons quitter le sentier au Collet de Praperouse pour couper à travers la forêt, mais nous décidons de rester sur le chemin.


En peu de temps, nous arrivons au "Combe de Corne" et ces 1 550 m d'altitude, puis mes yeux vont vers cette grande montée où nous trouverons quelques randonneurs qui se sont garés ici, juste au panneau.


En cours de montée, je regarde en arrière et le ciel se voile...

J'espère à ce moment-là, que nous n'aurons pas la tête dans les nuages une fois arrivés là-haut, car nous voulons profiter de la vue.


De petites minutes passent et nous voyons ce que je qualifierais de cirque au cœur du massif, de superbes couleurs et la brume qui passe plus loin.

C'est merveilleux ici et nous en prenons plein les yeux, mais c'est loin d'être fini.


Non loin de là, après avoir vu des trous de marmottes, je tombe sur des ossements d'un petit animal posés sur un rocher et c'est dans la soirée que j'apprendrais que cela vient d'une chèvre attaquée par un loup.

 


Vu que l'on parle de loup, c'est juste après que mon attention se porte sur trois abreuvoirs qui me font croire que ce sont ceux des trois petits cochons.

Maintenant une autre montée se présente à moi, juste près de ces abreuvoirs et une bonne respiration est nécessaire pour rattraper le groupe de randonneurs juste au-dessus.

 


Quelques mètres plus hauts, un nouveau cirque est face à moi, quelques randonneurs sont en pause afin de profiter de la vue, mais pour moi, ce n'est pas de suite donc on continue de grimper tout en se faisant frôler par les nuages.

Tiens donc, un cairn et une belle vue juste avant de s'en prendre à un méga pierrier. On profite de la vue et on se prépare à l'ultime montée pour accéder au plateau de Bure.


C'est parti !!!

Le pierrier est délicat à franchir, le ciel se dégage un peu et on monte encore et encore.

Les randonneurs ont également attaqué l'ascension, mais il est hors de question de se faire doubler.

 


Au fur et à mesure, je regarde derrière moi pour apercevoir les sommets du parc des Ecrins sortir des nuages et c'est à couper le souffle. Voilà pourquoi j'aime l'altitude.

 


Une voix arrive jusqu'à mon oreille et c'est celle de Pauline, qui plus haute, m'appelle pour me dire que des marmottes sont de sortie et bien évidemment, je vais essayer de les prendre en photo.

 


Un autre pierrier qui va me donner du fil à retordre, est là, devant moi, mais le plateau n'est plus très loin alors je me motive plus que jamais jusqu'à ce que...

Yyyyyyyeeeeessssss !!!

C'est ça que je voulais absolument voir. Le dessus de l'une des 12 antennes NOEMA fait son apparition.

Wahouuuuu !!!

Premier objectif atteint.

Les 12 antennes sont face à moi et je suis émerveillé.

J'y prends quelques photos et nous prenons ensuite la direction du Pic de Bure pour un aller-retour.

 


Qui dit "plateau", dit "plat" donc nous marchons jusqu'à atteindre la côte du Pic qui, je vous le garanti, m'a fait bien souffrir. Oui oui, les crampes sont de retour ainsi qu'une douleur à gauche de la rotule de la jambe gauche.

Je monte tant bien que mal, mais pas question d'abandonner, car mon deuxième objectif est d'être au sommet.

Il fait froid, les mains rougissent, le vent souffle de plus en plus, mais le sommet se rapproche.

Victoireeeeeeeeee !!!

Deuxième objectif atteint.

Quel bonheur d'être arrivés ici, au Pic de Bure et ces 2 709 m d'altitude.

On prend vite quelques photos et on repart vers les antennes que l'on voit au loin et où nous prendrons la pause repas.


Me revoilà aux antennes que je vais prendre le temps de photographier alors que Pauline m'attend plus loin pour manger. Je les prends en photo sous tous les angles tellement je trouve ça superbe, mais je ne peux pas trop traîner car j'ai faim.

La pause se fait sur le côté du sentier pour près de vingt minutes puis nous repartons, car je ne souhaite pas rentrer de nuit et il reste beaucoup à faire.

 


Les antennes sont de plus en plus petites et un autre décor s'offre à nous avec de belles montagnes.

Au bord d'un ravin, on voit la station du SuperDévoluy avec deux bassins, mais pour y aller, il va falloir passer par...

... Un pierrier et des cordes de sécurité.

On descend jusqu'à atteindre un chemin caillouteux où des petits véhicules doivent passer.

 


L'arrivée d'un des télésièges de la station est juste sous nos yeux et nous continuons la descente sur ce qu'il semble être les pistes.

Pierriers, pistes, pierriers, pistes... Ça change sans cesse, mais quelles vues et quels bonheurs d'être là.

 


La station est en contrebas, nous quittons les sentiers, et même la lumière du soleil pour une ultime descente qui mènera près d'un enclos à moutons.

 


J'aperçois Pauline au loin, entre les arbres et je me retrouve bloqué près d'un deuxième enclos que je vais devoir contourner pour arriver à un gouffre d'une quinzaine de mètres de profondeur.

 


Je m'empresse de retourner à la voiture en passant par un très beau chemin verdoyant et voir même féerique.

Voilà neuf heures que l'on marche, Pauline est arrivée et il est temps de faire le point sur cette belle rando au parking.

FIN

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Commentaires

Michel cardelli
il y a un an

Encore une fois, magnifique rando. J'adore ton blog, très pro, grâce à toi je randonne par procuration.
Michel.